Comentariu al agenþiei France Presse, publicat miercuri, 29 decembrie, ºi difuzat de mai multe posturi de radio ºi televiziune din întreaga lume, dupã ce guvernul condus de Cãlin Popescu-Tãriceanu a obþinut votul de învestiturã în parlament.
Le Premier ministre désigné Calin Tariceanu a obtenu mardi soir, à une majorité plus large que prévue, la confiance du Parlement sur la composition de son gouvernement et son programme libéral, visant à l'intégration de la Roumanie dans l'Union européenne en 2007.
Le nouveau gouvernement libéral a obtenu le vote favorable de 265 parlementaires, 200 votant contre, sur un total de 465 élus ayant participé au scrutin.
"Je remercie les membres du Parlement pour leur vote de confiance", a déclaré M. Tariceanu aussitôt après l'annonce du résultat, ajoutant que "l'opposition a bien sûr le droit de nous critiquer mais nous avons tous un objectif commun: le bien-être des Roumains".
Le vote du Parlement a été moins serré que prévu, alors que le Parti social démocrate (PSD) et le parti d'extrême droite Romania Mare (PRM) avaient indiqué qu'ils voteraient contre.
M. Tariceanu, un homme d'affaires libéral âgé de 52 ans, avait auparavant appelé les élus à voter la confiance à son gouvernement, en soulignant que son objectif était que la Roumanie intègre l'Union européenne en janvier 2007 et "progresse sur la voie de la prospérité".
"Aujourd'hui s'achève la transition vers une économie de marché et commence le processus de modernisation du pays, qui est étroitement liée à l'intégration dans l'UE", avait-il dit.
Selon le Premier ministre, les priorités de son équipe porteront notamment sur la baisse de la fiscalité, la revalorisation des retraites de 30% d'ici 2008, mais aussi sur la lutte contre la corruption, la consolidation de la liberté d'expression et l'indépendance de la Justice, trois dossiers évoqués régulièrement par Bruxelles.
Fruit de négociations ardues entre l'alliance DA, l'Union des Magyars (UDMR) et le Parti humaniste (PUR), le gouvernement Tariceanu est composé de 24 membres, des jeunes et des hommes d'affaires, d'orientation libérale pour la plupart.
Le nouvel exécutif compte notamment trois postes de ministres d'Etat sans portefeuille, occupés respectivement par Adriean Videanu (DA) chargé des activités économiques, Bela Marko (UDMR), chargé de la Culture, l'éducation et l'intégration européenne, et George Copos (PUR), chargé des milieux d'affaires et des petites et moyennes entreprises.
Les Affaires étrangères ont été confiées à Razvan Ungureanu, un jeune et dynamique diplomate qui avait été adjoint du ministre entre mai 1998 et janvier 2001, avant d'être nommé émissaire spécial du coordinateur du Pacte de stabilité pour les Balkans et coordinateur adjoint de l'Initiative de coopération en Europe du sud-est (SECI), une organisation créée à l'initiative des Etats-Unis pour renforcer la stabilité de la région.
La nouvelle ministre de la Justice, Mme Monica Macovei est une juriste très appréciée, présidente de la branche roumaine du Comité Helsinki pour la défense des droits de l'Homme.
Le portefeuille des Finances a été attribué au journaliste et économiste libéral Ionut Popescu, tandis que celui de l'Economie et du Commerce est allé au jeune économiste Codrut Seres (PUR).
M. Tariceanu a engagé une course contre la montre pour que son équipe puisse prendre ses fonction le plus vite possible, afin de pouvoir adopter avant la fin de l'année une ordonnance d'urgence sur la réforme fiscale, applicable dès 2005.
Cette réforme, principal cheval de bataille pendant la campagne électorale, prévoit un taux unique d'imposition des revenus, de 16%, contre trois niveaux actuellement, dont le plus haut s'élève à 40%, ainsi qu'une baisse, toujours à 16%, de l'impôt sur les bénéfices (contre 25% aujourd'hui).
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